L’AFILS à Lille

L’Association Française des Interprètes et Traducteurs en Langue des Signes a organisé son Assemblée générale samedi 16 janvier à Lille.

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On en profita pour remercier l’ancien CA pour le travail accompli

ancien CA

et souhaiter bonne chance au nouveau fraichement élu.

nv CA

Dimanche 17 matin eut lieu une conférence
sur (et avec) les intermédiateurs sourds,

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suivie de cinq ateliers thématiques

ateliers

Ce fut enfin l’occasion de vous souhaiter une très très belle année 2016 !

bonne année

Vous voulez voir encore plus de photos de ces 2 journées ? Rendez-vous sur la page Facebook de l’AFILS : https://www.facebook.com/afils.fr

© Stéphan – ( i ) LSF

L’atelier de traduction : « bonne année » en LSF

Demain soir vous serez sous le gui à embrasser vos amis, votre famille, vos voisins, des inconnus… vous exclamant une coupe de champagne à la main « bonne année ! ».
Pour apporter une touche d’originalité à votre réveillon, pourquoi ne pas le dire en langue des signes française ?

bonne année 1

Pour cela, posez votre coupe de champagne et suivez pas à pas (ou plutôt main à main) cet atelier de traduction :

[BONNE] : la main configurée en « bec de canard » s’éloigne de la bouche.
C’est le même geste naturel que vous faites à table pour signifier que le plat vous plait

[ANNÉE] : les 2 mains sont configurées en « poing ». La main gauche (pour les droitiers, les gauchers inverseront) est fixe au niveau du buste et la main droite  effectue un tour autour d’elle (comme la terre fait une révolution autour du soleil en 365 jours), le mouvement commençant et finissant sur le sommet du poing gauche.

Et n’oubliez pas d’avoir une mine réjouie car c’est un moment de fête et de bonheur !!!

2970_1014504748614932_2469358318781885029_n©Monica Companys

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Pour finir l’année en beauté, voici Bouboule le bonhomme de neige qui vous présente ses meilleurs voeux, en LSF bien sur :

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© Stéphan – ( i ) LSF

L’atelier de traduction : « joyeux Noël » en LSF

Pour traduire « Joyeux Noël » en langue des signes française rien de plus simple, comme vous le montre Diane, avatar né en 2008 de la volonté d’Orange de proposer des MMS en LSF prêts à être envoyés.

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[JOYEUX] : la main frotte la poitrine en un mouvement circulaire pour signifier la satisfaction, la joie ;
[NOEL] : la main semi-ouverte s’éloigne du menton en se refermant, symbolisant ainsi la longue barbe blanche du Père Noël.

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire le 25 décembre pour épater famille, amis et le Père Noël bien sûr !!!

Car oui, le Père Noël s’exprime aussi en langue des signes. La preuve :

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Et pour vous faire patienter, voici l’histoire du Père Noël raconté en LSF par l’un de ses lutins :

 

© Stéphan – ( i ) LSF

Interview de Stéphan Barrère, interprète F-LSF

Il y a deux semaines, Agathe de l’Agence TradOnline m’a interviewé sur mon parcours et le métier d’interprète en langue des signes.

Vous pouvez retrouver mon interview sur leur site (www.tradonline.fr) et je vous en mets de larges extraits ci-dessous.

 

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Pour votre reconversion professionnelle, pourquoi avoir choisi la voie de l’interprétariat en LSF ?

Je cherchais quand même un métier dans la communication avec un côté humain dans lequel on peut s’engager. Le métier d’interprète LSF allie ces deux aspects.

C’est un métier jeune, qui s’est structuré à partir des années 90. Le métier n’est pas encore reconnu ; il n’y a pas de protection du statut.

Avant, c’était souvent les membres de la famille qui jouaient ce rôle. Aujourd’hui, l’interprète LSF est plus qu’une aide humaine. Pourtant il est souvent vu comme une aide sociale, car il est souvent financé via des aides telles que la PCH ou des aides de l’AGEFIPH.
Il est important que ce métier soit reconnu et qu’il soit protégé aussi : n’importe qui connaissant la langue des signes ne peut pas se proclamer interprète. La formation est très spécifique, elle inclue des notions linguistiques importantes et surtout l’apprentissage des bonnes pratiques professionnelles définie par notre code éthique . Être interprète demande une grande concentration et une gymnastique cérébrale intense.

Je milite pour la reconnaissance de notre métier et notre diplôme, c’est vraiment très important à mes yeux.

Connaissiez-vous la langue des signes avant de devenir interprète ? Quel est votre parcours ?

Avant d’ouvrir le classeur de formation de Pôle Emploi, je ne connaissais pas la langue des signes. Je n’ai pas de membre de la famille sourd, je n’avais aucun lien avec la communauté sourde, je ne connaissais pas la culture sourde.

Pour confirmer mon choix concernant cette reconversion, j’ai effectué un stage en langue des signes et je me suis lancé.Il m’a fallu deux ans pour apprendre la langue des signes avant de démarrer le Master en interprétariat. Quand j’ai eu mon diplôme, j’ai travaillé trois ans dans une agence d’interprètes LSF – français, puis je me suis installé en tant qu’interprète freelance en créant un réseau d’interprètes indépendants, ( i ) LSF.

Comment se passe l’apprentissage de la LSF ?

La démarche d’apprentissage de la LSF est assez compliquée.

Pour commencer, il n’y a pas d‘enseignement public de la langue des signes. Il y a bien le cursus science du langage option LSF, mais il y a très peu d’heures d’enseignement.
L’apprentissage de la LSF constitue une réelle démarche personnelle. Il faut s’adresser à des associations qui proposent des cours. Cela implique un engagement personnel et financier (250 € à 300 € la session – il faut au moins 14 semaines avant de se lancer en 1ère année du master d’interprétariat).
Et il n’est pas évident de faire passer le financement de cet apprentissage en DIF, puisqu’il ne s’agit pas d’une formation diplômante.

Quant à l’apprentissage en lui-même, c’est également compliqué. En tout cas, cela l’a été pour moi. Au début, on croit s’exprimer en langue des signes alors qu’en fait on fait du français signé : on a tendance à plaquer des signes sur la structure de la phrase en français. C’est très difficile de passer du français signé à la LSF.
La langue des signes est une langue visuelle, qui se construit comme un décor. On doit parvenir à oublier la structure des phrases du français pour arriver à visualiser le sens et à le faire visualiser.

Quel est le rôle d’un interprète LSF ? Dans quelles situations intervenez-vous ? Auprès de quelles structures ?

Le rôle de l’interprète en LSF, c’est avant tout d’être un facilitateur et de lever l’obstacle linguistique entre deux communautés. Comme un interprète de langue vocale, notre rôle est de permettre à chacun de s’exprimer et de comprendre. Il faut voir plus loin que l’aide humaine ou l’aide sociale.
L’interprète en LSF travaille au service de deux communautés, l’une sourde, l’autre entendante.

Au niveau de nos interventions, il y a une grande différence avec nos collègues de langue vocale : l’interprète LSF intervient dans toutes les situations de la vie quotidienne. Nous travaillons la plupart du temps en simultané et nous faisons très peu d’interprétariat consécutif.

Pour ma part, je suis souvent contacté pour des missions d’interprétariat de liaison lors d’entretiens professionnels ou privés.
Je fais également beaucoup d’interventions en liaison supérieure, c’est-à-dire pour des réunions en petits groupes (réunion de service, formation continue, mariage, baptême, etc.).

Nous intervenons également pour des conférences, des séminaires, des meetings politiques, à l’Assemblée Nationale ou lors d’émissions de télévision.
Quelques-uns mes collègues font également de la visio-interprétation. Attention cependant, certaines entreprises privées n’utilisent pas toujours des interprètes professionnels diplômés et la qualité n’est pas toujours au rendez-vous.

Qu’est-ce qui peut être fait pour promouvoir ce rôle ?

Que la loi du 11 février 2005 soit réellement appliquée ! Un effort au niveau de l’accessibilité doit être fait par les administrations françaises. Il faut que ces dernières prennent des interprètes diplômés chaque fois qu’elles ont des rendez-vous avec des usagers sourds et qu’elle vérifie la qualité des interprètes pour éviter de faire appel à des personnes s’autoproclamant interprètes mais n’ayant pas les compétences requises.

Il y a également un travail titanesque à faire au niveau de l’Éducation Nationale pour favoriser une éducation bilingue LSF / français et diminuer l’échec scolaire des personnes sourdes. Il faudrait aussi créer des centres-relais de visio-interprétationgratuits et universels comme cela existe dans de nombreux pays.

Il faudrait aussi que la LSF soit mieux présente dans les médias et notamment à la télévision : il n’y a pas de journaux télévisés traduits à 20h sur les chaines du service public, il n’y a pas de traduction lors des allocutions des hommes politiques.
Alors que dans d’autres pays, de gros efforts sont déjà fournis. Par exemple, la TV belge permet de regarder un journal traduit sur son site internet ou encore à New York, lors de la tempête Sandy en 2012, toutes les conférences de presse étaient traduites en ASL (langue des signes américaine).

La France est très en retard dans ce domaine. On a pu hélas encore le constater lors des dramatiques événements survenus à Paris : ni les éditions spéciales des journaux, ni les interventions du Président de la République ou du gouvernement n’étaient traduites en langue des signes.

Quels conseils donneriez-vous à une personne souhaitant devenir interprète LSF ?

Il est important de tester son envie d’apprendre la langue des signes : c’est une langue difficile qui nécessite de s’investir énormément. En tant qu’interprète LSF, on est amené à monter sur scène, notamment lors de conférences, pour que chacun puisse nous voir. Il est important de s’interroger sur sa capacité à affronter ces situations.
Il convient de réaliser un premier stage dans le milieu de la langue des signes pour valider cette envie. Il faut également comprendre que c’est un vrai métier, cela ne s’apprend pas en un an. Cela nécessite un investissement financier et personnel. Avant de commencer des études d’interprète en LSF, il faut connaître la langue des signes, on ne l’apprend pas lors du Master.

Il ne faut pas décider de devenir interprète qu’après s’être bien renseigné sur les aptitudes nécessaires à ce métier, et après avoir engagé une réflexion personnelle sur ses aptitudes personnelles et ses aspirations dans la vie. Il ne faut pas vouloir devenir interprète par « bons sentiments » pour « aider les sourds ». Ces derniers d’ailleurs n’en veulent pas, ils veulent qu’on respecte leur autonomie et c’est normal. Il faut donc choisir cette voie car vous êtes attiré par les langues, par l’interprétation, par la découverte d’une culture différente et l’envie de permettre à deux communautés de communiquer et de se comprendre.

Il y a cinq universités qui proposent un Master d’interprète en LSF (Paris 3 et 8, Rouen, Lille 3 et Toulouse). À Toulouse, il y a aussi une formation de traducteur du français écrit vers la LSF (le texte est retranscrit en vidéo). C’est un diplôme de niveau licence, qui est ouvert aux personnes sourdes.

Enfin, on peut vouloir apprendre la LSF sans pour autant devenir interprète mais l’utiliser dans sa vie professionnelle, ce qui permettrait de faciliter l’intégration des personnes sourdes et malentendantes.

© Stéphan – ( i ) LSF

Pétition contre la création d’une licence professionnelle « interface de communication »

Cinq associations – FNSF , ANPES, 2LPE-PB, AFFELS et AFILS (dont je suis membre) – réunies en un collectif ont décidé de protester contre la création d’une licence « Interface de Communication » à Lille 3 et Paris XIII, en lançant une pétition.

Je vous encourage à signer cette pétition en suivant ce lien : http://ppfr.it/petitioncollectif5

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Contrairement à ce qu’on peut lire ici ou là, il ne s’agit pas d’un énième combat des interprètes diplômés contre les interfaces.Cette pétition, écrite à 5 mains, veut d’abord alerter sur les conséquences pour les Sourds qu’aurait la création de cette formation d’interface, quelle philosophie se cache derrière ce projet.Par exemple, comment évoluera le regard que porte notre société sur la surdité avec la non-reconnaissance évidente d’une éducation bilingue F/LSF puisqu’on favorisera la présence d’interfaces à la place de professeurs signeurs ?

Quels droits, quelle reconnaissance les Sourds pourront-ils espérer alors qu’ils seront considérés comme des sous-citoyens devant être toujours aidés, assistés par ces interfaces qui nient leur droit à l’autonomie (cette dernière pouvant être néanmoins guidée ou accompagnée notamment via à des intermédiateurs sourds ou des professionnels compétents comme des assistantes sociales) ?

C’est à ces problématiques que renvoie cette pétition : pourquoi ne pas éduquer les Sourds en LSF, pourquoi ne pas leur proposer des outils adaptés, pourquoi ne pas former des professionnels à la langue des signes…

Cette pétition est aussi là pour interpeller l’Etat qui, une fois encore, se défausse de ses responsabilités, en créant ces formations qui n’ont pour but que de pallier à son incapacité à garantir à chaque citoyen sourd une accessibilité entière, durable et bien sur en respectant l’autonomie de chacun.

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Le texte de la pétition :

Nous – Collectif des 5 – sommes un collectif d’associations de professionnels et de particuliers en lien avec la communauté sourde : Association Francophone des Formateurs et Enseignants de/en Langues des Signes (AFFELS), Association Française des Interprètes/Traducteurs en Langue des Signes (AFILS), Association Nationale des Parents d’Enfants Sourds (ANPES), Fédération Nationale des Sourds de France (FNSF), Deux Langues pour l’Education Politique Bilingue (2LPE-PB).

Nous avons appris qu’en septembre 2016 doit être créée une licence professionnelle d’interface de communication (ICASES) au sein de l’Université de Lille 3.
De plus, nous apprenonsqueParisXIII ouvre une formation de ce type en septembre 2015. Nous nous y opposons tout autant.

Nous nous opposons à la création de cette licence 
car elle nie l’efficience de professions déjà opérantes :

  • interprète français – lsf (Master2),
  • intermédiateurs sourds (Licence professionnelle),
  • éducateur spécialisé (DE Bac+3),
  • CESF (Bac+2),
  • traducteur sourd (Licence Bac+3),
  • professionnels soignants signants (entre 5 et 12 ans d’études après le Bac),
  • professionnels signants des domaines judiciaire, médical, social, éducatif etc.

Ces professionnels sur le terrain, pratiquent la langue des signes ou, le cas échéant, exercent en présence d’un interprète et d’intermédiateurs sourds si nécessaire. Le schéma existe et fonctionne, répondant ainsi aux exigences d’autonomie et d’accès à la citoyenneté prévues par la loi. Nullement besoin de le modifier.

A contrario la Licence de Lille 3 prétend vouloir former des personnes qui cumuleraient des responsabilités et des capacités de façon très superficielle (formation courte). Ils généreront une opacité et une confusion dans les rôles de chacun qui n’est profitable pour personne. Se faisant, ils ne font que maintenir les sourds dans une situation de dépendance et d’assistanat.

Nous considérons que les usagers sourds et les professionnels entendants ont le droit d’être en face de personnes réellement qualifiées qui leur garantissent une pleine autonomie. C’est pourquoi nous exigeons la suppression de cette licence professionnelle.

Soutenez notre action en signant cette pétition.

Oui à l’autonomie des citoyens sourds. Non à une accessibilité au rabais…

Sa version en langue des signes française (LSF) :

Pétition pour exiger la suppression de la licence professionnelle « interface de communication – ICASES » from Collectif des 5 on Vimeo.

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© Stéphan – ( i ) LSF

L’atelier de traduction : féminisme, machisme et sexisme en LSF

L’actualité récente avec la salutaire intervention des FEMEN lors de la manifestation du Front National le 1er mai ou via la une de Libération « Bas les pattes : sexisme et politique : 40 femmes journalistes dénoncent » a remis sur le devant de la scène (pour quelques jours) les termes féminisme, machisme et sexisme.

Lundi dernier, Emmanuelle Laborit, comédienne et directrice du théâtre IVT, était l’invitée de l’émission 28 minutes sur Arte. Elle y a notamment parlé de théâtre, de l’importance de la langue des signes pour les sourds, de citoyenneté, etc.
Vous pouvez revoir l’émission en replay : 28 minutes – 4 mai 2015

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A l’issue de cette émission un journaliste interroge l’artiste sur comment on pourrait traduire en langue des signes française féminisme, machisme et sexisme.
Les réponses et donc traduction d’Emmanuelle Laborit sont savoureuses et tellement visuelles !

Voici la vidéo de ce mini-atelier de traduction plein d’humour :

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[feminisme] : c’est le signe pour vulve ou vagin (c’est selon) qui est brandit fièrement comme un étandard au dessus du front.

[machisme] : le mec bien couillu et fier de ses attributs virils ou plus sobrement les grosses moustaches genre bacchantes.

[sexisme] : Emmanuelle Laborit reprend le signe [discrimination] [oppression] qu’elle applique aux femmes.

PS : Vous ne le voyez pas mais vous entendez sa voix : l’interprète F/LSF qui permet ce dialogue est l’excellent Yoann Robert.

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© Stéphan – ( i ) LSF

Devenir interprète F/LSF ? Un Master 2 sinon rien !

La mise en lumière de la communauté sourde et de la langue des signes française grâce aux films « Marie Heurtin » et « La Famille Bélier » a sans doute éveillé de nouvelles vocations auprès de jeunes et de moins jeunes qui espèrent devenir interprète F/LSF et c’est tant mieux.

Mais quelque soit le degré de motivation, quelque soit l’envie de rejoindre ce corps de métier qui compte environ 450 professionnels il faut suivre un cursus universitaire qui, a l’issue d’un examen réussi, vous délivrera un diplôme (Master 2) reconnu par l’AFILS.

En effet, avoir un bon niveau en langue des signes est une condition nécessaire mais pas suffisante pour devenir interprète.
Par exemple, une personne entendante enfant de parents sourds signeurs a pour langue naturelle la LSF (on appelle ces personnes CODA pour Children of Deaf Adults). Mais sa seule filiation, son héritage linguistique ne lui permet pas de s’auto-proclamer interprète F/LSF sinon je serais moi-même interprète Français/Anglais (ma mère étant anglaise), ou un fils de plombier serait naturellement un as de la robinetterie, la fille d’un chirurgien émérite pourrait opérer sans avoir suivi des études de médecine et le fils du voisin qui est pilote de ligne serait embauché par Air France après avoir eu son baccalauréat.

Comme pour chaque métier il faut faire l’effort d’apprendre la théorie (le code déontologique par exemple), la pratique (les stratégies d’interprétation) en plus de parfaire votre expression en LSF et en français (voire une 3ème langue).
De plus, de longues périodes de stages pratiques auprès d’interprètes diplômés vous permettront d’acquérir les bases de ce métier passionnant.
C’est la seule et unique voie pour embrasser cette profession, il n’y en a pas d’autres. Alors oubliez les pseudo formations d’interfaces ou de médiateurs qui ne mènent à rien, et surtout pas à un diplôme reconnu par l’Education Nationale.
Si vous êtes motivés pour devenir interprète F/LSF, tant mieux, relevez vos manches et rejoignez une des 5 formations universitaires décrite ci-dessous, consultez les sites internet de ces universités et n’hésitez pas à les contacter pour d’autres informations, nous entrons dans la période des pré-inscriptions. 

Généralement pour postuler à l’examen d’entrée, on vous demande en plus de solides compétences en français et LSF, de posséder une licence, quelque soit sa spécialité (sciences du langage, mathématiques, droit, histoire, biologie moléculaire…).

Bon courage !

carte formations

Université Paris 3 (ESIT) :
Centre Universitaire Dauphine (2ème étage)
Place du Maréchal de Lattre de Tassigny 75016 PARIS
Tel : 01 44 05 42 14
Lien vers le site Internet

Université Vincennes Saint-Denis (Paris 8) : 
2 rue de la Liberté 93526 SAINT-DENIS
Bât A, salle 144
Tel : 01 49 40 64 18
Lien vers le site Internet

Université de Toulouse Le Mirail (CETIM) :
Bâtiment 31- bureau LA 16
5 allées Antonio Machado 31058 TOULOUSE Cedex 9
Tel : 05 61 50 37 63
Lien vers le site Internet

Université Charles de Gaulle (Lille 3) :
UMR STL–bâtiment B
B.P. 60149 59653 VILLENEUVE D’ASCQ CEDEX
Tel : 03 20 41 68 87 ou 03 20 41 69 36
Lien vers le site Internet

Université de Rouen : 
rue Lavoisier
76821 Mont-Saint-Aignan Cedex
Tel : 0235146000
Lien vers le site Internet

 

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Merci Antony Pereira pour cette jolie carte de France !

© Stéphan – ( i ) LSF