Signes extérieurs : aux Etats-Unis

Profitons de cet été pour visiter d’autres pays et voir comment se porte ici ou là l’interprétation en langue des signes à travers des articles parus dans la presse papier ou internet.

Aujourd’hui nous nous rendons aux Etats-Unis, à la rencontre d’Holly Maniatty qui traduit en langue des signes américaine (ASL) des concerts du Wu-Tang-Clan, de Killer Mike ou des Beastie Boys.
Voici un extrait du long article paru sur le site Slate.fr le 24 juillet 2013.

Interprète pour concert de rap en langue des signes

holly-maniatty

 » Holly Maniatty a toujours eu un don pour les langues et sur un coup de tête et s’est inscrite au programme ASL (American Sign Language) du Rochester Institude of Technology.  Maniatty, l’une des deux seules élèves à n’avoir aucune connaissance préalable de la langue des signes, a obtenu son diplôme en deux ans avant de décrocher une licence de l’Université de Rochester. A la fac elle s’est retrouvée confrontée à d’autres facettes du hip-hop et a découvert les Beastie Boys et le Wu-Tang. Qu’elle a tous deux adoré.

Sa percée dans le monde de la musique date de l’époque où elle travaillait pour une agence d’interprétariat de Rochester. Alors qu’on demande une interprète pour un concert de Marilyn Manson, aucun de ses collègues ne veut s’en occuper.

«Personne ne voulait le faire, m’a-t-elle dit au téléphone un mardi après-midi, tandis que sa vidéo avec le Wu-Tang devenait virale. Ce fut une façon plutôt stylée d’accéder à l’interprétariat de concert, car Manson, c’est un spectacle à lui tout seul. Un énorme spectacle.»

La prestation avec Manson donne à Maniatty le goût des concerts. Quelques années après, travaillant à présent pour un service d’interprétariat de Portland dans le Maine, un collègue l’introduit auprès d’Everyone’s Invited, un producteur de spectacle qui embauche des interprètes pour des festivals et des événements. Selon la directrice, Laura Grunfeld, il est de plus en plus courant d’avoir des interprètes dans les concerts, même si c’est principalement lors des festivals les plus importants, tels que Bonnaroo.

Maniatty s’est rapidement retrouvée à travailler pour le New Orleans Jazz Fest et pour Bonnaroo, partageant la scène avec des groupes comme Bruce Springsteen (qui a chanté et signé Dancing in the Darkavec elle), U2, et même Bob Saget. Elle fait environ 60 concerts par an, paye ses déplacements elle-même, et touche des honoraires fixes.

Ce n’est qu’en 2009 qu’elle aborde la scène hip-hop avec un événement majeur, le concert des Beastie Boys à Bonnaroo, qui sera le dernier concert du groupe. Elle se voit encore dire à un fan sourd venu du Bronx: «Salut, je suis Holly, je viens du Maine et je serai ton interprète.» «Il m’a regardé et m’a dit: Quoi? Tu vas traduire le concert?»

Pour se préparer, Maniatty a consacré plus de 100 heures à étudier les Beastie Boys, mémorisant les paroles, repassant d’anciens concerts. Pour plus de précision et d’authenticité, elle s’est également renseignée sur les signes dialectaux: de la même façon qu’un rappeur d’Atlanta utilise un argot différent d’un rappeur du Queens, selon leur région d’origine les locuteurs en langue des signes utilisent des signes différents. Savoir signer flingue ou brother comme on le fait dans telle ou telle région est crucial pour être authentique. « 

Pour finir, une vidéo montrant Hooly Maniatty lors d’un concert du Wu-Tang-Clan :

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Pour ceux qui veulent lire l’article dans son entier c’est sur le site slate.fr :
Interprète pour concert de rap en langue des signes

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