Incroyable ! 3 interprètes en langue des signes se bagarrent sur un plateau de télévision !

Lundi 7 Avril, devant les caméras de l’émission "Jimmy Kimmel Live", les téléspectateurs ont pu assister à une grande première : une "battle" de rap en langue des signes.

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Les trois interprètes invitées à ce show (notamment Holly Maniatti et Amber Galloway) sont déjà connues pour avoir interprété en ASL (American Sign Langage) les concerts Wu Tang Clan, des Beastie Boys, de Snoop Dogg, d’Eminem, de Lil Wayne…

Pour cette "battle" à 6 mains, elles devaient signer en direct "Black and Yellow" la célèbre chanson du rappeur Wiz Khalifa.

Ce dernier a d’ailleurs avoué (en plaisantant ? ) qu’il était bien content d’avoir parfois des interprètes en langue des signes à ses côtés durant ses concerts car il lui arrivait d’être "trop défoncé pour se rappeler des paroles de ses chansons".

 

Maisons closes cherchent interprètes en langue des signes

Les problématiques liées à l’accessibilité se nichent parfois dans des endroits inattendus.

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Nous sommes à Poiskaï, en Belgique. Un pays qui, officiellement, condamne le racolage et le proxénétisme, mais tolère les maisons closes. Il existe même des taxes spécifiques pour ces établissements et des arrêtés municipaux précisant l’obligation de changer les draps à chaque client.

Dans la cuisine où les filles en peignoir fument et regardent la télé, les portables n’arrêtent pas de sonner. Ouvert depuis seulement quelques mois, cette villa, qui compte huit chambres à thèmes (jacuzzi, donjon, gang-bang, Dracula, sirènes du Pacifique…), ne désemplit pas.

Rien que de très banal. Sauf que depuis le 1er avril, un décret oblige les propriétaires de ces instituts à les rendre accessibles à toute personne handicapée, sourds compris.

C’est le journal "Le Temps de Bruxelles" qui nous révèle cette surprenante information : "dorénavant, les maisons closes devront être accessibles à toutes les personnes en situation de handicap. Des rampes d’accès ont été installées à la va-vite pour les fauteuils roulants, les tarifs des prestations sexuelles sont disponibles en braille et plus étonnant, des interprètes en langue des signes seront mis à la disposition des clients sourds."

Comme le reconnaît Gérard Saumon, le patron du club "Les Vagues de Plaisir", "jusqu’à présent nos clients malentendants avaient des difficultés à expliquer leurs désirs, leurs fantasmes à mes filles. Ils devaient généralement se contenter d’une fellation et de la position du missionnaire. Pendant l’acte sexuel on peut difficilement lire sur les lèvres, la communication est limitée, il y a de nombreux malentendus, on ne comprend pas ce qu’ils veulent, c’est frustrant pour tout le monde. Il n’y avait aucun préliminaire, pas de contact autre que purement sexuel. Dorénavant un interprète diplômé sera installé dans la chambre afin de permettre aux deux amants d’échanger, de se parler, de se comprendre." 

Placé sur une estrade au pied du lit et grâce à une veilleuse allumée en permanence, mon ou ma collègue pourra traduire les signes du client expliquant ses fantasmes, ses envies, ses manies sexuelles, et inversement, il interprètera en langue des signes les remarques, les questions de la prostituée voir les ordres si le couple se trouve dans la chambre sado-maso.

Aux critiques qui ne tarderont pas à fleurir, on pourra rétorquer qu’on parle toujours d’accessibilité pour les grands événements, les interviews présidentielles, les journaux télévisés mais jamais pour les plaisirs privés. Or pourquoi le plaisir, la jouissance ne devrait pas être accessible au plus grand nombre ?

Seule inconnue : les interprètes langue des signes devront-ils également traduire les cris "oh ! ah ! hum !" que pourraient pousser les filles pour encourager le client sourd et indiquer l’intensité de leur plaisir ?

L’interprète, artiste tragi-comique

Faut-il s’étonner que le terme "interprète" désigne à la fois :
- une personne qui traduit les paroles d’un orateur, ou le dialogue de deux ou plusieurs personnes ne parlant pas la même langue et qui leur sert ainsi d’intermédiaire ;
- une personne chargée de faire connaître les intentions, les désirs d’une autre ;
- un artiste qui joue un rôle ou un morceau de musique en traduisant de manière personnelle la pensée, les intentions d’un auteur ou d’un musicien.
(source : CNRTL : http://www.cnrtl.fr/lexicographie/interprète )

Sans doute pas car il suffit de regarder (ou d’écouter) un interprète travailler pour constater, dès lors qu’il traduit le discours d’une personne pour une ou plusieurs autres personnes, qu’effectivement il joue un personnage, il "endosse" un rôle où il n’est plus responsable des propos qu’il ne fait que transmettre, ainsi que le ferait un comédien sur une scène de théâtre.

Jean-Antoine_Watteau_-_Italian_Comedians

L’une de mes collègues, Anne Dubois, dans son mémoire de fin d’études définit le rôle de l’artiste interprète comme suit :
"Le comédien devra faire du langage de l’auteur le sien propre, l’assimiler et le rendre concret, lui donner chair, voix et vie. Cela implique non seulement la mémorisation du texte et sa restitution fidèle mais également tout le sous-texte, ce qui n’est pas dit, ce qui est sous-entendu, ce que le personnage pense, le lien entre sa pensée et ses paroles, entre sa pensée et ses gestes. Car l’art du comédien est de restituer également tout l’aspect non-verbal."

Puis, à propos de l’interprète en langue des signes, elle note :
"Il doit endosser les émotions du locuteur s’approprier son discours, comprendre rapidement son intention, ce qu’il dit et qu’il sous-entend et ce qu’il ne dit pas (le sous-texte du comédien). Il doit choisir le niveau de langue et le lexique qui correspondent et comme pour le comédien, idéalement, les mots et gestes devraient sembler être créés sur le moment, sortir naturellement. C’est un comédien qui alterne rapidement les prises de rôle, utilisant tantôt la voix, tantôt les gestes. (…) Il doit garder tous ses sens en alerte et les mettre au service de la prestation. Sa performance ne s’arrête pas là : il doit prêter sa voix au locuteur Sourd en utilisant les intonations, la respiration et des gestes, au locuteur entendant avec les expressions du visage que pourrait avoir l’Entendant s’il était Sourd. Chaque locuteur devant idéalement avoir l’impression de converser avec une personne parlant la même langue que lui."

Créature dont l’effacement est la condition nécessaire et tragique du succès de sa tâche, l’interprète devient l’autre, celui qui parle pour se faire oublier de tous. Situation paradoxale pour un interprète en langue des signes, nécessairement visible pour être compris mais qui se doit d’être le plus transparent possible, tandis qu’il joue les deux rôles, le locuteur entendant et le locuteur sourd, tel un comédien à qui on soufflerait le texte au fur et à mesure. Il n’existe plus en tant qu’individu, mais en tant qu’interprète.

[ Cette nécessité pour l'interprète en LSF de devenir l'autre est facilitée par l'originalité de la langue des signes car cette dernière "donne à voir" notamment via ce que les linguistes nomment "transferts" ou "prises de rôle". Par exemple, l'analyse des transferts de personne met en évidence la capacité du locuteur à entrer dans la peau des protagonistes de l’énoncé (personne, animal, objet). Le locuteur devient l’entité dont il parle. Si ce thème des transferts vous intéresse je vous conseille  la lecture de l'article de Marie-Anne Sallandre : Va et vient de l’iconicité en langue des signes française ]

Dans ce processus d’identification il n’est alors que l’interprète des mots des autres, sans opinion propre et sans avis personnel, ne participant pas, bien sur, à la discussion. En cela, il se conforme à son code déontologique qui stipule qu’il se doit d’être neutre et fidèle dans son travail.

Françis Jeggli (interprète F/LSF et formateur en master d’interprétation) s’est également intéressé à ce thème dans un article du journal de l’AFILS : "L’interprète va essayer de rendre non seulement la pensée et le vouloir dire du locuteur original mais aussi son ton, ses émotions et pour pouvoir faire les anticipations nécessaires à toute interprétation simultanée, il essaiera presque, de façon plus ou moins consciente, de penser comme lui afin de deviner au plus juste les paroles qui vont être prononcées."
Approfondissant son hypothèse, il parle même "d’incorporation" : ce n’est plus l’interprète qui entre dans la peau d’un personnage, mais le personnage qui possède l’interprète :
"Il est en nous. (…) On s’aperçoit alors que l’anticipation marche à cent pour cent. On est tellement sur la "même longueur d’ondes" que c’est presque lui, en nous, qui pense le discours avant de le dire."

Phénomène rare, durant lequel on a réellement le sentiment d’être habité par l’autre, de sentir et comprendre ses pensées avant même qu’il ne les exprime.
Dans cette situation, l’interprète n’est plus, il n’existe plus en tant que sujet pensant autonome, il s’expose à un oubli total de lui-même.
Sa mission finie, il semble alors revenir de loin, se retrouvant comme réincarnant son propre corps et ses pensées, ce mécanisme nécessitant plusieurs secondes à s’opérer.
Selon Francis Jeggli, l’interprète peut même aller jusqu’à, inconsciemment, imiter la façon de signer de la personne sourde. En se dépersonnalisant, il disparaît aux yeux des locuteurs pour mieux intégrer son rôle.

Logiquement certain(e)s de mes collègues ont cherché à fusionner les rôles de l’interprète en langue des signes et celui de comédien en montant sur scène comme artiste et interprète lors de spectacles bilingues F/LSF.
C’est le sujet de ce reportage de France 3 sur la pièce Ouasmok adaptée en LSF par Sandrine Schwartz, interprète-comédienne F/LSF.

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Sources :
- Anne Dubois : article d’après mémoire : Artiste… Interprète… –  journal de l’AFILS n°72, décembre 2009
- Francis Jeggli : Réflexion sur le métier d’interprète, le jeu du "je" – journal de l’AFILS n°32/33, février/avril 1998
- Véronique Savary : mémoire "Le trac et les interprètes en langue des signes"

Devenir interprète F/LSF ? Un Master 2 sinon rien

La fin de l’année 2013 avec les obsèques de Nelson Mandela et son imposteur-interprète a permis (c’est un moindre mal) au monde entier en général et aux journalistes avides d’information sur cette profession qu’ils découvraient en particulier, de réaliser qu’être interprète en langue des signes était un vrai métier qui nécessitait une formation longue et exigeante.

Ainsi, en France il faut suivre un cursus universitaire de 5 ans qui, a l’issue d’un examen réussi, vous délivrera un diplôme (Master 2) reconnu par l’AFILS.
En effet, avoir un bon niveau en langue des signes est une condition nécessaire mais pas suffisante pour devenir interprète.
Par exemple, une personne entendante enfant de parents sourds signeurs a pour langue naturelle la LSF (on appelle ces personnes CODA pour Children of Deaf Adults). Mais sa seule filiation ne lui permet pas de s’auto-proclamer interprète F/LSF sinon je serais moi-même interprète Français/Anglais (ma mère étant anglaise), ou un fils de plombier serait naturellement un as de la robinetterie, la fille d’un chirurgien émérite pourrait opérer sans avoir suivi des études de médecine et le fils du voisin qui est pilote de ligne serait embauché par Air France après avoir eu son baccalauréat.

Non. Comme pour chaque métier il faut faire l’effort d’apprendre la théorie (le code déontologique par exemple), la pratique (les stratégies d’interprétation) en plus de parfaire votre expression en LSF et en français (voire une 3ème langue).
De plus, de longues périodes de stages pratiques auprès d’interprètes diplômés vous permettront d’acquérir les bases de ce métier passionnant.
C’est la seule et unique voie pour embrasser cette profession, il n’y en a pas d’autres. Alors oubliez les pseudo formations d’interfaces ou de médiateurs qui ne mènent à rien, et surtout pas à un diplôme reconnu par l’Education Nationale.
Si vous êtes motivés pour devenir interprète F/LSF, tant mieux, relevez vos manches et rejoignez une des 5 formations universitaires décrite ci-dessous, consultez les sites internet de ces universités et n’hésitez pas à les contacter pour d’autres informations.

Généralement pour postuler à l’examen d’entrée, on vous demande en plus de solides compétences en français et LSF, de posséder une licence, quelque soit sa spécialité (sciences du langage, mathématiques, droit, histoire, biologie moléculaire…).

Bon courage !

carte formations© Antony Pereira

 

Université Paris 3 (ESIT) :
Centre Universitaire Dauphine (2ème étage)
Place du Maréchal de Lattre de Tassigny 75016 PARIS
Tel : 01 44 05 42 14
Lien vers le site Internet

Université Vincennes Saint-Denis (Paris 8) : 
2 rue de la Liberté 93526 SAINT-DENIS
Bât A, salle 144
Tel : 01 49 40 64 18
Lien vers le site Internet

Université de Toulouse Le Mirail (CETIM) :
Bâtiment 31- bureau LA 16
5 allées Antonio Machado 31058 TOULOUSE Cedex 9
Tel : 05 61 50 37 63
Lien vers le site Internet

Université Charles de Gaulle (Lille 3) :
UMR STL–bâtiment B
B.P. 60149 59653 VILLENEUVE D’ASCQ CEDEX
Tel : 03 20 41 68 87 ou 03 20 41 69 36
Lien vers le site Internet

Université de Rouen : 
rue Lavoisier
76821 Mont-Saint-Aignan Cedex
Tel : 0235146000
Lien vers le site Internet

L’AFILS à l’AIIC

Derrière ce titre abscons il faut simplement comprendre que l’Association Française des Interprètes et Traducteurs en Langue des Signes (AFILS), a participé aux 60 ans de l’Association Internationale des Interprètes de Conférence (AIIC) qui se sont déroulés à l’Unesco (oui encore un sigle) en décembre dernier.

A cette occasion, Céline Juillet, vice-présidente de notre Association a pris la parole.
Voici la vidéo de son intervention où elle présente notre métier, son histoire, ses spécificités…

Recette pour une bonne interprétation

Cette recette originale, proposée par l’AIIC (Association Internationale des Interprètes de Conférence), nous explique comment, grâce aux interprètes la communication entre 2 langues, 2 cultures conserve toutes ses saveurs et autres particularismes sans être indigeste :

 

Journaux télévisés : des mots, des mots, mais peu de signes

Mardi 14 janvier 2014, Marie-Arlette Carlotti, Ministre déléguée aux personnes handicapées et à la lutte contre l’exclusion, déclarait :

"La reconnaissance de la Langue des Signes Française, prévue par la loi, trouve toute sa place dans le secteur culturel. Vous ne vous y êtes pas trompée, Madame la Ministre Aurélie Filippetti, en remettant il y a quelques mois les insignes d’Officier de l’ordre des Arts et des Lettres à Emmanuelle Laborit, directrice de l’International Visual Theatre. Nous devons aussi généraliser l’usage de la Langue des Signes Française à la télévision. Sous l’impulsion du CSA, les chaînes privées, et en particulier les chaînes d’information continue, ont fait de gros efforts en la matière. Désormais, il nous faut aller plus loin, en particulier sur les chaînes publiques pour que les téléspectateurs signants puissent suivre un journal télévisé du soir. Nous ne devons plus, en 2014, considérer la Langue des Signes comme une contrainte éditoriale. D’autres pays ne font plus la fine bouche devant cette accessibilité citoyenne. Le CIH a prévu un groupe de travail qui devra être installé prochainement pour envisager le développement de l’accessibilité télévisée en LSF en utilisant les canaux numériques. Mais l’affichage, pour tous, de la LSF à l’écran reste possible et nécessaire. Soyons fiers de notre Langue des Signes Française et montrons là !"

carlotti

Les adeptes du verre à moitié plein ne pourront que se réjouir de cette annonce.
Enfin, la France, après de nombreux pays comme nos voisins belges (le JT de 19h30) ou suisses (le JT de 19h) se décide à pleinement reconnaître aux sourds le droit à l’information en la rendant accessible, à une heure de grande écoute sur une chaîne publique grâce à la présence d’interprètes en langue des signes française. Mieux, la Ministre, reconnaissant la beauté de cette langue veut qu’elle s’affiche, que nous en soyons fiers et propose… la création un groupe de travail. Soit.

Les contemplateurs du verre à moitié vide remarqueront simplement que lors de la campagne pour les primaires du PS à Marseille, Marie-Arlette Carlotti, pourtant fortement engagée dans le combat n’a jamais fait traduire en lsf ni ses interventions, ni ses discours, que sa campagne malheureusement fut largement inaccessible aux sourds faute d’interprètes.
Les mêmes souligneront surtout que ses voeux en tant que ministre en charge du handicap diffusés actuellement sur son site ne sont ni traduits en lsf ni même sous-titrés en français et ils auront alors l’étrange sentiment que ce discours, récemment prononcé, le fut d’abord pour faire plaisir aux membres de la Commission nationale culture-handicap mais que cela n’ira pas plus loin. Ils sortiront alors de la naphtaline ce fameux adage de Jacques Chirac : "les promesses n’engagent que ceux qui veulent bien y croire".
Et ils en concluront perfidement que notre ministre devrait s’appliquer à elle-même ses beaux préceptes pour être crédible.
Enfin, ils ajouteront, un peu désabusés, que si déjà, on se décidait à totalement appliquer la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, l’accessibilité à l’information donc à la citoyenneté serait garantie comme le soulignait Jérémie Boroy dans un article de Libération il y a deux ans.

Quant à moi, je rappellerais simplement que déjà, à la fin des années 90, l’ancien Ministre délégué aux personnes handicapées, Philippe Bas affirmait que "l’accès à la télévision est la condition même de la participation à la vie sociale. Informer, divertir, offrir à chacun les clés pour trouver sa place dans la société, pour devenir citoyen et s’ouvrir à la culture de son pays, telles sont les missions de la télévision". 
Qu’en ce domaine, la situation vécue par les sourds est bien différente de celle des entendants et que s’ils ne font pas preuve d’un certain acharnement, ils passent immanquablement à côté de l’information. En effet, nous, entendants, sommes inondés par un flot continu d’informations sonores provenant de médias multiples (radio, télévision, Internet, téléphonie) qui nous permettent plus facilement et plus rapidement de se construire une opinion, tandis que les sourds ont bien conscience d’être largement sous-informés et en constant décalage par rapport au reste de la société du fait de l’inaccessibilité de certains supports comme la télévision.

Et je conclurais que c’est pourquoi seule la présence d’interprètes F/LSF permettra à la communauté des sourds seigneurs d’avoir un accès in vivo à l’information télévisée, d’être ainsi des citoyens autonomes dans une société un peu plus égalitaire.
La proposition de la Ministre est légitime, son discours fut beau, espérons que les actions entreprises seront à la hauteur des espérances.

 

PS : en septembre 2011 j’avais rédigé une série de textes intitulés : "rendre l’information télévisée accessible aux sourds".